Chapitre 4

Elaine se vit donc confier la clé de ma cage, et libéra mon sexe sans tarder.

Cela faisait près de deux semaines qu’il était prisonnier, et comme à chaque fois après une telle période de privation, comme s’il s’agissait d’un petit animal stupide et timoré, il semblait d’abord comme incrédule, prenait son temps avant de reprendre sa forme normale. Mais l’animal ne tardait pas, ensuite, à redresser la tête, comme un visqueux escargot sortant de sa coquille, et à chaque fois également, il donnait l’impression de vouloir gouter sa liberté retrouvée, et même si c’était contre ma volonté et ce que je pensais être la suite des évènements, se persuadait que cette libération imposée signifiait qu’il lui faudrait derechef courir jusqu’à la jouissance.

Les sexes masculins sont comme des enfants.

je ne pus donc malheureusement cacher à Elaine, ni à Madame, ma honteuse excitation.

On me fit mettre à genoux devant Elles, et au moment où Elaine m’ordonna de me branler, elle mit en route le chronomètre en même temps qu’Elle claqua des doigts…

je n’aimais pas le jeu qu’on m’imposait, mais j’obtempérais cependant, pour leur signifier mon obéissance. Mais mon visible manque de conviction, malgré le fait qu’on m’intima l’ordre de jouir au plus vite, me valut d’être traité de tous les noms, et finalement, Madame demanda à Elaine de m’aider pour “me terminer rapidement”. elle se tint donc debout face à moi, approchant sans pudeur son sexe de mon visage, n’ignorant pas quel appétit m’habitait à son égard et le combat que je menais en moi même pour m’interdire d’y porter mes lèvres. elle s’y caressa pendant que je fermais les yeux pour ne pas la voir faire… Mais son odeur intime suffit à me réduire un peu plus sous sa puissance et me faire retrouver quelque ardeur.

Très vite, trop vite, mes caresses allèrent à leur terme, et je jouis devant Elles, piteusement.

“Quatre minutes douze secondes!”

Si piteusement…

“Deux semaines à attendre… pour ça, comme ça doit être frustrant!”

Elles s’esclaffèrent, se moquèrent du rouge de mes joues, de ma mine déconfite, et de ma petite performance.

Elaine se retourna vers sa Maîtresse, et Lui dit que maintenant, Elle pouvait m’utiliser comme un véritable esclave, du fait que tout ce que je ferai, une fois “déchargé”, prendrait un autre sens, car je ne serai plus mû par quelque mâle et perverse excitation.

De fait, je restais prostré, pantelant, humilié… et attendais avec une angoisse que je n’avais pas jusqu’à ce moment dans l’attente des ordres que je devrais suivre, et, plus encore, dans la crainte des punitions qu’Elle voudrait me faire subir.

La première d’entre elles, je l’attendais avec dégoût, fut de devoir nettoyer de ma langue servile le foutre dont j’avais sali ma main, et qui s’était répandu sur le sol carrelé. je sentais leur regard sur moi pesé lourdement pendant que je me soumettais à Sa volonté, et en ressentis une grande gène, doublée d’une honte non moins immense.

Une fois ce travail terminé, Madame me demanda pourquoi j’avais demandé une bougie et un briquet. je dus Lui confesser que mon idée initiale était de jouer avec le corps d’Elaine, en lui imposant un goute à goute de cire brulante sur sa peau si magnifique, frustré de ne pouvoir la toucher directement, mais que je me sentais incapable, maintenant réduit comme je l’étais et conscient de sa supériorité, de faire quelque chose d’aussi cruel sur elle. je lui cachais de peur que cette révélation ne Lui donne quelque idée à mon égard que j’avais projeté, ensuite, de lui planter la bougie dans les fesses, pour en faire une sorte de chandelier obscène.

Mais sans doute Madame avait-Elle lu dans mes pensées, car Elle m’obligea, à force d’interrogations, à verbaliser mon projet.

Elaine écarquilla les yeux…

“You! Naughty toy! Unbelievable!”

Madame surenchérit.

“tes pensées vicieuses méritent sanction!”

Puis Elle s’amusa du mot d’Elaine… “Naughty toy”…

Pendant que je me tenais à leurs pieds attendant qu’Elle décide de mon sort, les deux Femmes devisèrent à voix basse dans un anglais que je n’arrivais pas à suivre. j’étais, en vérité, terrifié du sentiment d’avoir à assumer une sorte de double autorité… Madame se leva et avant que je ne redresse la tête, lança: “toi, tu ne bouges pas!” Puis je l’entendis sortir. je tremblais quand je compris que les bracelets et les cordes dont Elle revint les bras chargés Lui servirait à me réduire encore un peu plus à Sa… à leur… merci… je fus promptement ficelé, à commencé par mon sexe qui devait être puni (c’était, selon Madame, ce petit morceau de chair qui m’avait soufflé une idée si irrévérencieuse) de sorte que je dus bientôt me tenir le visage au sol, poignets et chevilles liées entre elles et reliés à mes testicules, ce qui punirait le moindre mouvement de mains ou de pieds et me rappellerait à l’ordre, et je dus maintenir, sans confort, le cul… haut.

Très haut.

Contraint à tenir cette position infâmante, sans que j’en sois malheureusement surpris, mais pour autant sans que je puisse m’y soustraire, Elle enfonça en moi, profondément, une longue et fine bougie dont Elle alluma la mèche.

Elle délimita un espace autour de moi, en allumant six autres bougies qui m’interdisaient tout mouvement latéral si je ne voulais pas m’y brûler, puis les lumières électriques s’éteignirent.

“Soirée aux chandelles, comme c’est romantique!”

Puis, s’adressant à moi…

“Toy! si tu laisses tomber la bougie que tu tiens, je te la fais tenir par la bouche, compris?!”

j’avais compris, et serrais la bougie en contractant mes fesses comme je pouvais, pour ne pas risquer à ajouter encore à ma déchéance.

Puis Elle ordonna à Elaine de l’honorer avec sa bouche.

Et… je le sus… Dans mon dos, la bougie que je “tenais” éclairait, de son halot tremblant, les ébats des deux Femmes, dont je ne pouvais qu’entendre les baisers échangés, puis le souffle, rendu plus fort par les caresses qu’Elles se prodiguaient.

Jusqu’à ce qu’Elles jouissent, je ne fus que l’objet qu’Elles avaient voulu que je sois.

Un mâle fait chandelier, terriblement humilié, et cruellement soumis.

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